Frontières, murs et violence : fortification des frontières, coûts et alternatives

Colloque international organisé par la Chaire Raoul-Dandurand
Jeudi 2 et vendredi 3 juin 2016 – Montréal, Québec, Canada

Chaque semaine amène l’annonce de la construction d’un nouveau mur frontalier : Kenya/Somalie, Tunisie/Libye, Hongrie/Serbie, Turquie/Syrie… De nouveaux remparts sont érigés, dans la foulée du 11 septembre, du printemps arabe et du conflit syrien, pour prévenir, enrayer, selon les discours officiels, l’immigration illégale, la contagion terroriste, le trafic. Pourtant, à la chute du mur de Berlin, le monde paraissait avoir changé. La foule en liesse dansait porte de Brandebourg, l’Allemagne allait être réunifiée, le monde allait sortir des tensions de la guerre froide. La décennie des années 90 amenait avec elle l’idée d’une paix durable, d’un monde pacifié. Le Canada portait des valeurs novatrices autour du droit d’ingérence, de la sécurité humaine, de la responsabilité de protéger. L’heure était à un monde sans frontières, au dépassement des souverainetés, obsolètes, à un village planétaire porté par la mondialisation. Mais le 11 septembre a sonné le glas de ces aspirations, refermant les États comme des huitres, les frontières comme des pièges. Désormais, les frontières ne sont plus des lignes, ni même des interfaces. Elles ne sont plus souples et poreuses, elles sont dures et agressives. À la frontière, la nouvelle norme est celle d’une violence latente.

Le comité scientifique est composé de :

  • Élisabeth Vallet (Chaire Raoul-Dandurand, UQAM – Canada)
  • Anne-Laure Amilhat-Szary (Géographie, Université Joseph Fourier – France)
  • Emmanuel Brunet-Jailly (Borders in Globalization, University of Victoria – Canada)
  • Reece Jones (Géographie, University of Hawaii – USA)
  • Kenneth D. Madsen (Géographie, The Ohio State University – USA)
  • Said Saddiki (Droit et relations internationales, Al-Ain University of Science and Technology – UAE)